C’est un fait, l’éveil et l’essor de notre si cher continent est en marche. Cet essor a une forme encore peu visible pour les yeux de quelques uns, mais les attentifs et les plus avisés s’en rendent déjà bien compte. Des choses se font. Des idées, des innovations et la créativité pullulent de toute part. Des firmes nationales, internationales, la diaspora comme les autochtones s’investissent, pour des raisons diverses et variées, à la création de services tous secteurs confondus. Ces services naissant s’adressent pour la plus part à une classe ayant la possibilité et la volonté de se les offrir, et utilisent comme main d’œuvre une classe ne voulant que subvenir à des besoins les plus primaires. Nous allons donc faire face, à l’instar de tous les autres continents ayant connu un développement rapide, un développement déséquilibré qui rendra plus visible la fracture entre riches et pauvres, entre grandes villes et villages, une fracture qui est déjà présente sur le continent. Est-ce possible un “développement coordonné” ? Je vais ici proposer des solutions qui peuvent être emmener à évoluer dans le temps. Surtout que ce sont des propositions qui mettront long à s’installer durablement.Un développement rapide et non coordonnée créera d’avantage un culte de la misère et de la lutte contre pauvreté, qui sera bien entendu entretenu par toute ces propagandes déjà existantes. Où est le mal ? Le mal réside dans le fait que toutes ces conditions de politique d’aide et de lutte contre la pauvreté créeront à l’insu du bénéficiaire, une condition d’éternel assisté qui nourrira son imaginaire et engendrera des schémas de pensées qui le pousseront à des actions d’éternel pauvre. Par actions d’éternel pauvre on note la délinquance juvénile, la violence, le crime, la prostitution, la corruption, le vol et l’attente d’une aide extérieure pour l’amélioration de sa situation personnelle, la soumission éternelle de cette hiérarchie sociale qui ne profite qu’à des personnes du même acabit. Mais il n’y a pas que l’imaginaire du bénéficiaire de ces aides qui sera impacté, celui d’une classe plus aisée également ! Qui lui développera dans le pire des cas, un sentiment de condescendance, de supériorité, ou de maltraitance et d’abus de pouvoir souvent pour du profit financier ! Ma question n’est pas tant une approche philosophique de se demander si oui ou non la notion de dominant et de dominé n’est pas inscrite dans les lois de la nature, et que quelque part c’est un ordre auquel l’homme ne peut que se plier. Ma démarche est une question pour l’élaboration de garde-fous entre lesquels s’épanouira l’Humain.

  1. La première proposition est de bannir du vocabulaire collectif le mot pauvreté et ceux appartenant au même champs lexical que ce dernier. Ils entretiennent une réalité qui ne nous sert pas et emprisonnent notre énergie, réflexion et temps pour des actions aucunement utiles pour la cause finale et commune.
  2. La deuxième est de valoriser le travail manuel sous un angle de sublimation et d’expertise afin de créer des artisans passionnés, amoureux de leur travail et heureux du service qu’ils rendent à la communauté.
  3. La troisième qui découle de la deuxième, est de créer des cités et quartiers de laboratoire à ciel ouvert, pour chaque domaine d’expertise. Ce serait un excellent contexte pour l’expression de la créativité, et de valeur ajoutée puis de croissance.
  4. La quatrième est de montrer l’intérêt de mettre en place des Ordres de métier : l’Ordre de forgerons, l’Ordre des enseignants, l’Ordre de cordonniers, l’Ordre des tisserands, l’Ordre de cuisiniers, l’Ordre de femmes de ménage, l’Ordre de gardiens d’enfants etc. Bien évidemment ne pas créer des Ordres pour toute sorte de métier (pourquoi pas ?! ), mais de soutenir les métiers principaux et à forte valeur ajoutée pour le collectif. L’intérêt principal étant de représenter les intérêts de la profession vis-à-vis des particuliers qui solliciteront leur service et pour qu’il y ait aucun abus. Il faut imaginer des Ordres par province, commune ou quartier qui remonteront les informations vers une administration centrale, et non un ordre principal étatique qui régirait tout. Il sera trop éloigner des réalités de chaque concerné selon sa position géographique. Ce type d’organisation a déjà existé sur le continent, il va juste falloir les remettre au goût du jour et des besoins actuels.

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